Sur 70 des 79 universités de France métropolitaine , 41 étaient en grève partielle ou totale alors que 29 fonctionnaient normalement. Une conclusion s'impose :
Malgré le compromis du gouvernement quant au décret réformant le statut des enseignants-chercheurs et les suppressions de postes , le mouvement se poursuit et se radicalise.
En effet la coordination nationale étudiante a appelé les étudiants à poursuivre la lutte et à obtenir l'abrogation de la LRU (libertés et responsabilités des universités) avant toute
initiative de réforme de l'enseignement supérieure.
La LRU n'a fait que transformer l'université public en une entreprise dont l'unique objectif est de cracher des résultats et donc de répondre à des critères de rentabilité et de concurrence . Cette
conception de l'université-entreprise n'a fait qu'aggraver la concurrence entre les différents établissements et les inégalités scolaires entre étudiants.En effet en faisant passer l'autonomie
budgétaire des universités de 25% à 100% du budget , en défiscalisant les "dons privés" accordés aux "fonds spéciaux" des universités, en concentrant les pouvoirs entre les mains d'un
pseudo-conseil d'administration géré par un président tout puissant , l'égalité de tous pourtant constitutif du service public d'éducation se trouve compromis.
L'objectif n'est pas de répondre en fonction des besoins de tous mais en fonction des moyens de chacun : le citoyen étudiant devient un client. Les universités plus performantes parviennent à
recruter les meilleurs enseignants , à mobiliser des fonds suffisants et bien entendu à "recruter" les meilleurs étudiants via la sélection pour que les "courbes boursières" de l'université
puissent grimper et attirer toujours plus de "dons" nouveaux et d'avantage de crédits via le plan "Sympa" ou encore le plan campus"(qui n'est qu'un financement inégalitaire calculé en fonction de
la performance des universités en question) , rendant ainsi l'université plus "compétitive" sur le "marché international de l'éducation et de la recherche".
Or cela revient à créer deux types d'universités , celles qui monopoliseront le savoir au service des nantis et celles qui s'occuperont d'offrir "gratuitement" un SMIC-scolaire à des étudiants
devenus flexibles pour le patronat.
Cette marchandisation du savoir est un danger parce qu'elle tend à créer une université à deux vitesses voir une "université de classes" transformant ainsi le droit à l'éducation en un privilège
détenu par certains.
Le décret tant critiqué n'est qu'une des conséquences de la LRU qui nous attendent. C'est de cela dont il faut avoir conscient.
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L'UNL Essonne, syndicat représentatif des lycéens de l'Essonne, s'engage tous les jours auprès des lycéens pour défendre nos droits et faire reculer la casse de l'Education promise par Sarkozy et Darcos.
Nous sommes une fédération active et structurée autour de nombreux lycées en Essonne et continuons à nous dévélopper chaque jour. Si toi aussi, tu veux nous rejoindre, n'hésites pas et contacte nous à fede.unl91@gmail.com