Mercredi 19 décembre 2007
Après les déclarations de Xavier Darcos qui confirment l'objectif d'une disparition de la carte scolaire dès la rentrée 2008, l'UNL condamne la précipitation
gouvernementale sur cette question et réaffirme qu'une suppression pure et simple de ce dispositif ne fera qu'aggraver les inégalités déjà existantes.
L'UNL s'inquiète de l'empressement du Ministère de l'Éducation Nationale sur le dossier de la carte scolaire. Il s'agit pourtant d'une problématique complexe qui mérite de faire l'objet d'un
dialogue constructif plutôt que d'être au cœur d'effets d'annonce.
Pour l'UNL, la carte scolaire doit être non pas supprimée mais réformée afin de lui permettre de remplir son objectif initial qui est d'assurer la mixité sociale dans les établissements. Cette
réforme ne saurait être envisagée dans le seul cadre de l'Éducation Nationale mais au contraire en associant les acteurs de la politique de la ville, des transports ou du logement pour une
approche qui prenne en compte les multiples dimensions du problème de la carte scolaire.
On a pu constater d'ailleurs malgré l'affichage médiatique que les expérimentations menées lors de la dernière rentrée sur l'« assouplissement » de la carte scolaire n'ont pas eu les résultats
escomptés tant en terme d'importance numérique au niveau des élèves concernés que de mixité. Sa suppression aurait pour conséquence l'apparition d'un système éducatif à plusieurs vitesses,
certains établissements privilégiés se développant au détriment d'établissements « ghettos ».
Au moment où les déclarations du ministre sur le service minimum dans l'enseignement laissent prévoir d'autres attaques contre le Service Public d'Éducation, l'UNL considère qu'il est
indispensable qu'une concertation avec l'ensemble de la communauté éducative ait lieu avant toute nouvelle mesure sur la carte scolaire et rappelle qu'une suppression de celle-ci menacerait
l'Égalité dans le système éducatif.
Floréale Mangin
Présidente de l’UNL
Contact presse : Floréale Mangin 06 82 66 58 62 ; Florian Lecoultre 06 08 91 72 54
Par Fédération UNL Essonne.
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Mercredi 19 décembre 2007
L’ensemble des jeunes, les lycéens majeurs et ceux qui le seront avant les élections municipales des 9 et 16 mars 2008 doivent s’assurer, avant le 31 décembre,
de leur inscription sur les listes électorales. Il est essentiel que les jeunes participent massivement à ces élections et fassent entendre leur voix par les urnes à cette occasion.
Les mouvements sociaux de ces dernières années ont démontré l’engagement citoyen croissant de la jeunesse et sa volonté de prendre son avenir en main en étant partie prenante des prises de
décisions qui la concernent. On a vu également la participation massive des jeunes lors des élections présidentielles et législatives qui ont eu lieu cette année. L’élan civique ainsi entamé doit
se poursuivre.
Les risques d’abstention sont clairs depuis l’horreur du 21 avril 2002, journée qui a connu une abstention massive chez les jeunes et vu l’extrême-droite parvenir à menacer le système
républicain. Pour éviter que se reproduisent de telles situations et pour faire entendre leur voix, tous les lycéens et les jeunes doivent être en mesure de voter en mars 2008.
L’UNL rappelle l’importance du vote comme acte citoyen indispensable au bon fonctionnement de la démocratie. Il est nécessaire pour tous les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales de
leur commune de résidence avant la fin de cette année, afin d’être en mesure de participer aux élections à venir et de peser ainsi sur le débat politique.
Floréale Mangin
Présidente de l’UNL
Contact presse : Floréale Mangin 06 82 66 58 62 ; Florian Lecoultre 06 08 91 72 54
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Mercredi 19 décembre 2007
Le Ministère de l’Education Nationale a annoncé, sans qu’il y ait eu de concertation préalable des lycéens, une réforme de la voie professionnelle. Si les
détails du projet restent à découvrir, les grandes lignes de cette réforme peuvent être déjà distinguées dans les déclarations ministérielles. Le bac pro se préparerait désormais en trois ans au
lieu de quatre.
L’UNL est déterminée à faire entendre les inquiétudes des lycéens sur ce projet et les nombreuses questions qu’il soulève. Ainsi, on peut s’interroger sur les enseignements qui disparaîtront avec
un an de moins pour la préparation du bac pro, avec le risque de pénaliser les élèves les plus en difficulté s’il s’agit de traiter les mêmes programmes avec un an de moins. Les risques de
disparition de certains BEP sont de plus bien réels et des garanties à ce sujet doivent être apportées aux lycéens, alors que certaines académies prennent des mesures qui paraissent prématurées
pour supprimer des BEP dans la carte des formations.
L’offre de formation en filière professionnelle est diversifiée et doit le rester car c’est ce qui fait sa richesse pour les élèves. Cela implique de ne pas utiliser les mesures annoncées comme
cadre à des suppressions de spécialités dans les lycées professionnels. Les lycéens ne doivent pas non plus se voir privés par la réforme des possibilités de réorientation et des passerelles
notamment vers la voie technologique qui existent aujourd’hui.
Des questions se posent sur la suite des études des lycéens en voie professionnelle actuellement en cours de cursus et les possibilités qui vont leur être offertes.
Pour l’UNL, une réforme du bac pro est indispensable mais ne peut se faire sans les lycéens et doit nécessairement tenir compte de leurs aspirations. Attachée à une réelle valorisation de la voie
professionnelle, l’UNL souhaite une ouverture des bacs pro qui offre aux lycéens de ces filières la possibilité d’étudier la philosophie et les options offertes en filière générale telles que les
langues anciennes ou les arts. Une réforme du bac pro dans l’intérêt des élèves doit permettre non seulement une meilleure insertion avec ce diplôme sur le marché du travail mais aussi des
possibilités de poursuites d’études dans le supérieur sans qu’une remise à niveau soit nécessaire.
L’UNL rappelle que la réforme du bac pro n’a fait l’objet d’aucun débat dans une instance représentative de l’Education et réclame l’ouverture d’une vaste concertation avant la réforme de
l’enseignement professionnel qui associe pleinement les lycéens, premiers concernés par la question. L’UNL réaffirme sa vigilance face aux risques que ferait peser sur le bac pro une réforme
précipitée, aux contours suffisamment flous pour permettre des dérives importantes, et demande au Ministère de l’Education Nationale d’apporter sans délai aux lycéens des réponses claires sur
tous les points qui les préoccupent.
Contact presse : Floréale Mangin 06 82 66 58 62 ; Florian Lecoultre 06 08 91 72 54
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Mercredi 19 décembre 2007
Déclaration des organisations avant de quitter la séance pour dénoncer l'absence de consultation du CSE.
Les organisations (FCPE, Ligue de l'Enseignement, UNL, UNEF, Sgen-Cfdt, FEP-Cfdt, CFDT, Unsa-Education, Se-Unsa, SIEN, AI, SNPDEN, FSU, SNES, SNUipp, SNUEP, SNEP, SNESUP, SGPN-Cgt, CGT), membres
du Conseil Supérieur de l'Education, dénoncent l'absence totale de consultation du CSE sur l'ensemble des réformes annoncées publiquement par le ministre de l'Education Nationale.
Elles exigent que le CSE soit le lieu d'un véritable dialogue avec l'ensemble des partenaires et qu'il puisse jouer tout son rôle de réflexion, de discussions, et de propositions avant tout
engagement de réforme sur l'avenir du système éducatif. Constatant l'absence de réponse à cette demande, elles ont décidé de quitter la séance du CSE du 13 décembre 2007.
Contact presse : Floréale Mangin 06 82 66 58 62 ; Florian Lecoultre 06 08 91 72 54
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Mercredi 19 décembre 2007
Les élus UNL et Indépendants ont fait une déclaration lors du Conseil Supérieur de l'Education le 13 décembre 2007 à Paris, sur les interrogations et les
craintes des lycéens quant à la réforme du Baccalauréat Professionel de Xavier Darcos.
Monsieur le Ministre,
Vous avez annoncé une réforme du Bac Professionel qui prévoit de faire passer la durée de préparation de ce diplôme de 4 à 3 ans. Ces déclarations et l'élaboration de ce projet n'ont été
précédées d'aucune concertation avec la communauté éducative et les acteurs de l'enseignement professionnel. Les lycéens notamment, premiers concernés, n'ont pas été associés à une consultation
préalable et l'UNL regrette la méthode employée à cette occasion par le Ministère.
Si la possibilité d'un Bac Pro en 3 ans peut être intéressante et fait en tous cas partie des pistes à étudier, certaines académies ont suivi à la lettre la note ministérielle qui leur est
parvenue à ce sujet et ont engagé un processus de généralisation de cette mesure pour le moins précipité dans le contexte actuel. Qu'en sera-t-il également des élèves pour lesquels une formation
en 4 ans sans redoublement est nécessaire pour arriver au Bac pro ? C'est la généralisation qui rendrait le Bac Pro en 3 ans obligatoire qui nous pose problème.
L'UNL demande que les décisions quant à l'avenir de certains BEP jugés obsolètes soient prises de manière collégiale et en y associant les professionnels, les enseignants, les chefs
d'établissement, les élèves, les personnels et les parents d'élèves. L'UNL réclame également avant toute nouvelle annonce sur le Bac pro une réflexion sur l'architecture de ce diplôme qui inclue
par exemple la question des programmes et de leur éventuelle condensation, la place des matières dites générales, le temps accordé aux stages. Il est nécessaire dans ce cadre de se pencher de
même sur la question des opportunités de réorientations et de poursuites d'études dans l'enseignement supérieur pour les bacheliers professionnels, qu'elles concernent les BTS, les DUT ou les
licences professionnelles.
Enfin et en conséquence, alors que les inquiétudes lycéennes sur cette réforme s'expriment avec force en ce moment, l'UNL souhaite entre autres obtenir des précisions sur certains aspects des
nouvelles dispositions prévues qui demeurent peu clairs et préoccupent les élèves. Alors que la réforme est prévue pour s'appliquer à la rentrée 2009, pouvez-vous nous garantir qu'aucun nouveau
dispositif de Bac pro en 3 ans ne sera testé en septembre 2008 ? Sera-t-il encore possible de préparer un BEP d'une filière et de s'orienter vers un Bac pro d'une autre filière ? Alors
qu'aujourd'hui seul les meilleurs lycéens de Bac pro peuvent accéder à l'enseignement supérieur, pouvons-nous espérer qu'avec votre réforme tous les titulaires de ce diplôme souhaitant continuer
leurs études le pourront ?...
L’UNL vous demande des réponses précises sur ces points et rappelle qu'elle attend d'être reçue pour pouvoir donner le point de vue des lycéens sur la réforme de l'enseignement
professionnel.
Contact presse: Floréale Mangin 06 82 66 58 62; Florian Lecoultre 06 08 91 72 54; Adrien Derain 06 11 33 30 14
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