Mardi 10 mars 2009
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20:30
Sur 70 des 79 universités de France métropolitaine , 41 étaient en grève partielle ou totale alors que 29 fonctionnaient normalement. Une conclusion s'impose :
Malgré le compromis du gouvernement quant au décret réformant le statut des enseignants-chercheurs et les suppressions de postes , le mouvement se poursuit et se radicalise.
En effet la coordination nationale étudiante a appelé les étudiants à poursuivre la lutte et à obtenir l'abrogation de la LRU (libertés et responsabilités des universités) avant toute initiative de réforme de l'enseignement supérieure.
La LRU n'a fait que transformer l'université public en une entreprise dont l'unique objectif est de cracher des résultats et donc de répondre à des critères de rentabilité et de concurrence . Cette conception de l'université-entreprise n'a fait qu'aggraver la concurrence entre les différents établissements et les inégalités scolaires entre étudiants.En effet en faisant passer l'autonomie budgétaire des universités de 25% à 100% du budget , en défiscalisant les "dons privés" accordés aux "fonds spéciaux" des universités, en concentrant les pouvoirs entre les mains d'un pseudo-conseil d'administration géré par un président tout puissant , l'égalité de tous pourtant constitutif du service public d'éducation se trouve compromis.
L'objectif n'est pas de répondre en fonction des besoins de tous mais en fonction des moyens de chacun : le citoyen étudiant devient un client. Les universités plus performantes parviennent à recruter les meilleurs enseignants , à mobiliser des fonds suffisants et bien entendu à "recruter" les meilleurs étudiants via la sélection pour que les "courbes boursières" de l'université puissent grimper et attirer toujours plus de "dons" nouveaux et d'avantage de crédits via le plan "Sympa" ou encore le plan campus"(qui n'est qu'un financement inégalitaire calculé en fonction de la performance des universités en question) , rendant ainsi l'université plus "compétitive" sur le "marché international de l'éducation et de la recherche".
Or cela revient à créer deux types d'universités , celles qui monopoliseront le savoir au service des nantis et celles qui s'occuperont d'offrir "gratuitement" un SMIC-scolaire à des étudiants devenus flexibles pour le patronat.
Cette marchandisation du savoir est un danger parce qu'elle tend à créer une université à deux vitesses voir une "université de classes" transformant ainsi le droit à l'éducation en un privilège détenu par certains.
Le décret tant critiqué n'est qu'une des conséquences de la LRU qui nous attendent. C'est de cela dont il faut avoir conscient.
En effet la coordination nationale étudiante a appelé les étudiants à poursuivre la lutte et à obtenir l'abrogation de la LRU (libertés et responsabilités des universités) avant toute initiative de réforme de l'enseignement supérieure.
La LRU n'a fait que transformer l'université public en une entreprise dont l'unique objectif est de cracher des résultats et donc de répondre à des critères de rentabilité et de concurrence . Cette conception de l'université-entreprise n'a fait qu'aggraver la concurrence entre les différents établissements et les inégalités scolaires entre étudiants.En effet en faisant passer l'autonomie budgétaire des universités de 25% à 100% du budget , en défiscalisant les "dons privés" accordés aux "fonds spéciaux" des universités, en concentrant les pouvoirs entre les mains d'un pseudo-conseil d'administration géré par un président tout puissant , l'égalité de tous pourtant constitutif du service public d'éducation se trouve compromis.
L'objectif n'est pas de répondre en fonction des besoins de tous mais en fonction des moyens de chacun : le citoyen étudiant devient un client. Les universités plus performantes parviennent à recruter les meilleurs enseignants , à mobiliser des fonds suffisants et bien entendu à "recruter" les meilleurs étudiants via la sélection pour que les "courbes boursières" de l'université puissent grimper et attirer toujours plus de "dons" nouveaux et d'avantage de crédits via le plan "Sympa" ou encore le plan campus"(qui n'est qu'un financement inégalitaire calculé en fonction de la performance des universités en question) , rendant ainsi l'université plus "compétitive" sur le "marché international de l'éducation et de la recherche".
Or cela revient à créer deux types d'universités , celles qui monopoliseront le savoir au service des nantis et celles qui s'occuperont d'offrir "gratuitement" un SMIC-scolaire à des étudiants devenus flexibles pour le patronat.
Cette marchandisation du savoir est un danger parce qu'elle tend à créer une université à deux vitesses voir une "université de classes" transformant ainsi le droit à l'éducation en un privilège détenu par certains.
Le décret tant critiqué n'est qu'une des conséquences de la LRU qui nous attendent. C'est de cela dont il faut avoir conscient.
Depuis le 29 janvier , un vaste mouvement
populaire pour la défense du Service Public d'Education semble se dessiner.Constitué d'enseignants de tout bords , de parents d'élèves, d'étudiants et de lycéens , tous rejettent la casse de
l'éducation orchestrée par le gouvernement de Mr.Fillon.