"L'Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, fait aujourd'hui un triste constat de la politique éducative du gouvernement, continuant les
suppressions de postes et proposant une mauvaise réforme du lycée. Aussi, l'UNL appelle les lycéens de toute la France à manifester le mardi 18 novembre 2008.
Au printemps dernier, les lycéens se sont mobilisés contre la casse du service public d'éducation matérialisée par la suppression de 11200 postes dans l'éducation nationale pour cette rentrée
2008. Aujourd'hui, ce sont 13500 postes qui devraient être supprimés. Les conséquences néfastes des dernières suppressions n'ont donc pas suffit à stopper la destruction de notre éducation
programmée par le gouvernement.
Dans le même temps, le ministre poursuit le processus de réforme du lycée. Les premiers points dévoilés par Xavier Darcos ne contentent pas les lycéens. En effet, celle-ci ne prend pas en compte
les attentes et les besoins des lycéens que ceux-ci revendiquaient, malgré les promesses du ministre à ce sujet. La semestrialisation ou la disparition de l’ECJS en tant que matière sont autant
de point inacceptable que nous ne pouvons laisser passer.
Face à tout cela, l'UNL, première force de proposition, ne peut malheureusement que faire un constat macabre de l'actuelle politique éducative du gouvernement basée sur les coupes budgétaires et
non sur un changement porté sur le fond du système éducatif.
En prenant tout ceci en compte, l'UNL prend ses responsabilités, et appelle tous les lycéens de France à se rassembler en Assemblées Générales dès la rentrée scolaire et de manifester le mardi 18
novembre.
Lucie Bousser
Présidente de l'Union Nationale Lycéenne"
Par Fédération UNL Essonne.
-
Publié dans : Declaration de l'UNL
0
-
Recommander
"L’ensemble
des 21 organisations ayant appelé à la manifestation nationale du 19 octobre se félicite du succès de la mobilisation qui a rassemblé largement la communauté éducative, personnels d’éducation,
parents, militants associatifs, lycéens et étudiants.
L’opinion lui a massivement apporté son soutien. 80 000 manifestants ont exprimé leur volonté de ne pas laisser le gouvernement poursuivre son entreprise de
démolition du service public d’éducation. Ils ont rappelé que l’éducation devait redevenir une priorité pour la Nation, pour construire l’école de l’avenir.
Ils ont rappelé avec détermination que les services publics donnent plus de cohésion à une société de plus en plus minée par des inégalités que la crise
accentue. Le gouvernement n’a répondu que par le mépris.
Les organisations décident de se constituer en groupement permanent pour alerter et mobiliser les citoyens sur le long terme.
Elles appellent à l’action, dans le premier et le second degré, dans l’enseignement supérieur, dans le monde associatif, pendant la semaine du 17 au 21
novembre, autour de la Journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre.
Elles y interpelleront notamment chaque parlementaire dans sa circonscription sur les décisions qu’il ou elle prendra dans le cadre du débat budgétaire, en
proposant aux citoyens de faire de même collectivement ou individuellement. Chaque parlementaire devra se prononcer sur la priorité qu’il ou elle donne à l’éducation, dans un contexte de crise où
l’éducation est plus que jamais un investissement pour l’avenir.
D’autres initiatives suivront, notamment à l’occasion du Salon de l’éducation (27-30 novembre). Les organisations rencontreront aussi les élus locaux sur les
questions de l’égalité et de la démocratisation.
Paris le 22 octobre 2008"
Par Fédération UNL Essonne.
-
Publié dans : Information
0
-
Recommander
Il est étrange de voir comme la
casse des services publics en Europe est commune à tous.
Tout comme la France , l'Italie subit la plus grande casse de son service public d'éducation qu'elle ait connu dans son histoire.
En effet, le gouvernement du "Cavaliere"a mis en place une réforme appelée "réforme Gelmini" qui vise sois-disant à "moderniser " à "rendre plus
efficace en évitant les gâchis" le système éducatif italien , bref à le "rationaliser" au nom de la "rigueur budgétaire" , cela ne vous rappelle pas
quelqu'un dans notre beau pays?
Par conséquent cela se traduit ,tout comme chez nous, par des suppressions de postes massives (87400 postes) au sein des lycées de nos camarades italiens ce qui a provoqué
une vive colère de leur part .Ils ont d'ailleurs été rejoints par les étudiants qui , eux , protestent contre une loi qui ressemble étrangement à la LRU que nous avons connu
en Novembre 2007.Ils sont ainsi descendus dans la rue dans une logique du "Tous Ensemble" avec les parents et les enseignants pour défendre un vrai service public d'éducation qui se
doit , tout comme le nôtre , d'assurer des missions démocratiques et sociales telles que promouvoir l'égalité , l'ascension sociale , un esprit civique et donc en règle générale le
Droit à la réussite pour tous.
Cependant à l'inverse de la France il semblerait que nos camarades italiens se soient mieux mobilisés , en effet ceux-ci ont réussi à être plus de 2 millions à descendre
dans la rue ,le 25 octobre , pour la défense de leur service public d'éducation , sois une manifestation-monstre qui s'est clôturée par
un grand rassemblement populaire et qui a fait très peur au "Cavaliere" pensant avoir maté durablement la jeunesse italienne , une jeunesse qui depuis
longtemps est las du marasme politico-sociale qui l'entoure , las de ne pas avoir d'avenir et de se sentir constamment méprisée.
En ce sens nos camarades lycéens italiens nous montrent qu'il est possible de créer les conditions en faveur d'un mouvement social massif , même lorsqu'en face le pouvoir nous explique
que de toute façon il faut se résigner à leur contre-réformes car sois-disant , selon leurs avis de technocrates, il n'y aurait pas d'autres alternatives réelles pour nos
vies.
Une lueur d'espoir nous vient peut-être du Sud car , aujourd'hui , en ces temps sombres pour l'avenir de L'Education en France , nous en avons grand besoin.Tout n'est pas perdu,allez Courage ,
Tutti insieme comme diraient nos camarades transalpins.On a beaucoup à faire.
Par Fédération UNL Essonne.
-
Publié dans : Information
0
-
Recommander